Vans voit les choses en grand avec une nouvelle boutique dans le Marais 

Jan 26, 2026 | Brands, Culture, Fashion, Footwear, Lifestyle

Après avoir fermé, il y a plus d’un an, sa boutique emblématique à deux pas du Centre Pompidou, Vans signe un retour très remarqué au cœur du Marais. Installée au 14 rue du Temple, la marque californienne ne se contente pas d’ouvrir un nouveau point de vente : elle réaffirme une vision, celle d’un lieu pensé comme un véritable point de ralliement culturel. Un repositionnement assumé, célébré mercredi soir lors d’une inauguration à la hauteur de l’événement, avec une programmation musicale capable de rivaliser avec celle des grandes salles parisiennes : Little Simz, OKLOU, Andy4000. On vous fait visiter.

Un lieu dédié à la communauté Vans 

À l’image de Londres, Vans déploie ici un concept hybride. Aux 130 m² de boutique s’ajoute une vaste cour intérieure qui évoque davantage un loft new-yorkais qu’un espace commercial traditionnel. Un écrin brut, modulable, destiné à accueillir des rencontres, des performances, des activations, publiques comme privées. Dès la soirée d’inauguration, le ton est donné : photomaton, stands de boissons et de nourriture pour accueillir tout le gratin de la mode durant la Fashion Week Homme. Avec cette soirée, l’espace s’impose déjà comme un futur terrain de jeu pour la scène créative parisienne.

L’acoustique, particulièrement soignée, laisse aisément imaginer des concerts intimistes ou des DJ sets. De là à faire du 14 rue du Temple une étape incontournable de la Fête de la musique parisienne, il n’y a qu’un pas. Un pari que certains, chez SNSP, semblent prêts à prendre.

Une programmation musicale comme manifeste

Le choix des artistes invités pour l’ouverture n’a rien d’anodin. Un casting 100 % féminin, éclectique et pointu, qui témoigne d’une volonté claire : parler à une nouvelle génération, plus diverse mais aussi plus engagée. Little Simz, OKLOU, Andy4000 : autant de voix singulières, capables d’attirer de nouveaux profils vers la marque. 

Cette orientation se confirme avec l’annonce d’une collaboration exclusive avec SZA. L’artiste, nommée directrice artistique de Vans, s’est même déplacée en boutique le jeudi 22 janvier pour dévoiler la paire et rencontrer ses fans, venus en nombre. Un moment de communion sur fond de flagship.

Une marque qui n’a pas pris une ride 

Si Vans continue de s’appuyer sur ses modèles iconiques — Old Skool, Authentic, Slip-On — la marque n’hésite plus à explorer de nouveaux territoires. Couleurs audacieuses, jeux de matières, et références plus pointues, comme la collection développée avec le regretté Valentino Garavani, témoignent d’une volonté de dialogue avec un univers plus mode. Vans surfe également sur la vague des sneakers à semelle fine, une tendance popularisée récemment par Miu Miu, et qui séduit une clientèle en quête de silhouettes plus discrètes.

La collaboration avec SZA s’inscrit, elle, dans un mouvement plus large : celui des artistes propulsés au rang de figures créatives au sein des marques. A$AP Rocky chez Puma, Jaden Smith chez Louboutin : autant d’exemples qui illustrent cette stratégie de porosité entre industries. Pour Vans, l’enjeu est clair : toucher les fans de la chanteuse, très présents lors de son passage à Paris, et inscrire la marque dans leur imaginaire culturel.

Lors du défilé Louis Vuitton FW26, SZA a d’ailleurs dévoilé une paire conçue avec la designer Rachel Goatley : un modèle orné de bijoux champêtres. Les deux femmes ont également développé quatre autres modèles toutes serties de pierres précieuses. Une approche joaillière, inattendue pour Vans, mais révélatrice de sa capacité à se réinventer sans renier son ADN.

Avec cette nouvelle adresse dans le Marais, Vans ne signe pas seulement un retour dans l’un des quartiers les plus branchés de la capitale, mais un véritable retour sur la scène culturelle. En misant sur la communauté, la musique et des collaborations artistiques fortes, la marque américaine prouve qu’elle n’a rien perdu de sa pertinence. Mieux encore : elle démontre qu’une griffe née il y a près de soixante ans, peut continuer à capter l’air du temps, sans jamais donner l’impression de courir après lui.

Article de Julie Boone